(Château Miromesnil bei Dieppe 1850-1894 Passy bei Paris) : Schriftsteller
Themengebiete (3)
- Literatur › Westen › Frankreich
- Namen-Index › Westen
- Übersetzer
Chronologische Einträge (9)
| Jahr | Text | Verknüpfte Daten |
|---|---|---|
| 1880 |
Maupassant, Guy de. Chine et Japon [ID D23048].Une femme du monde des plus en vue donnait dernièrement une soirée qui fit du bruit et où deux voyageurs spirituels, l'un parlant, l'autre dessinant…
Maupassant, Guy de. Chine et Japon [ID D23048].
Une femme du monde des plus en vue donnait dernièrement une soirée qui fit du bruit et où deux voyageurs spirituels, l'un parlant, l'autre dessinant avec talent, exposèrent la vie au Japon, à la foule de spectateurs et d'auditeurs réunis autour d'eux. Le Japon est à la mode. Il n'est point une rue dans Paris qui n'ait sa boutique de japonneries ; il n'est point un boudoir ou un salon de jolie femme qui ne soit bondé de bibelots japonais. Vases du Japon, tentures du Japon, soieries du Japon, jouets du Japon, porte-allumettes, encriers, services à thé, assiettes, robes même, coiffures aussi, bijoux, sièges, tout vient du Japon en ce moment. C'est plus qu'une invasion, c'est une décentralisation du goût ; et le bibelot japonais a pris une telle importance, nous arrive en telle quantité, qu'il a tué le bibelot français. C'est tant mieux, d'ailleurs, car tous les riens charmants qu'on fabriquait en France, autrefois, n'existent plus qu'à l'état d'« antiquités » ; et Paris lui-même ne produit guère aujourd'hui que des menus objets hideux, maniérés, peinturlurés. Pourquoi ? Dira-t-on. Ah ! pourquoi ? Cela tient sans doute à ce que le fabricant produit ce qui se vend, répond toujours au goût du plus grand nombre d'acheteurs. Or, l'ascension continue des couches nouvelles amène sans cesse à la surface un flot de populaire travailleur, mais peu artiste. Une fois la fortune faite, on se meuble, et le goût, ce flair des races fines, manquant totalement à notre société utilitaire et lourdaude, on voit s'étaler en des salons millionnaires une foule d'objets à faire crier, toute la hideur d'ornementation qui séduit infailliblement les sauvages et les parvenus d'hier, dont les descendants seuls, dans un siècle ou deux, auront acquis la finesse nécessaire pour distinguer, pour comprendre la grâce exquise des petites choses. L'œuvre véritable, produit de quelques rares génies que la bêtise ambiante ne peut atteindre, se manifeste en dehors de toute influence de mode ou d'époque. Mais le bibelot, ce menu mobilier d'étagère, objet de vente courante, subit toutes les modifications du goût général. Or, le commun, en ce moment, règne et triomphe dans la société française, et ceux en qui reste encore un peu de la finesse ancienne, ne trouvant dans les magasins que des objets appropriés à la paysannerie universelle, se sont rejetés sur le bibelot japonais, charmant, fin, délicat, et bon marché. Cette invasion, cette domination du commun, fatale dans toute république appuyée sur le plus grand nombre, et non sur la supériorité intellectuelle, a fait de nous un peuple riche sans élégance, industrieux sans esprit ni délicatesse, puissant sans supériorité. Et voilà maintenant que le dernier refuge du « joli », le Japon lui-même, suprême espoir des collectionneurs, se met à prendre nos mœurs, nos coutumes, nos vêtements, car Yeddo sera bientôt pareille à quelque sous-préfecture de Seine-et-Oise. Alors, adieu les costumes de soie brodée, les choses délicieusement fines et charmantes, la grâce dans les riens, tout ce qu'on pourrait nommer le « bibelot spirituel ». Oui, le Japon s'embourgeoise ; et il a tort, car l'habit noir sied mal aux petits Japonais en pain d'épice. Mais, si le Japon perd son originalité, si ses habitants deviennent des Orientaux des Batignolles, avec tramways, ulsters et gibus, leurs voisins du moins, les Chinois, nous restent, inassiégeables dans leur immobilité, revenus du progrès depuis que leurs ancêtres, contemporains d'Abraham, ont découvert la boussole, l'imprimerie, le phonographe peut-être, et, dit-on, la vapeur. Ils détruisent les chemins de fer en construction, et, rebelles à nos mœurs, à nos lois, à nos usages, méprisant notre activité, nos productions et nos personnes, ils continuent et continueront jusqu'à la fin des siècles à vivre comme ont vécu leurs aïeux, et à fabriquer ces merveilleuses potiches, les plus belles qui soient. La Chine est le mystère du monde. Quelle fatalité l'étreint, quelle loi inconnue et toute-puissante a pétrifié ce peuple qui savait ce que nos savants découvrent aujourd'hui, en des temps où nos pères bégayaient encore des langues informes, sans grammaire et sans écriture ? Qu'importent les Japonais, médiocres imitateurs de l'Europe ! Leur idéal à tous est de devenir ingénieurs, rêve commun depuis M. Scribe. Mais un poète a fait dire au Chinois : La Paix descend sur toute chose, Sans amour, sans haine et sans Dieu. Mon esprit calme se repose Dans l'équilibre du milieu ! Et, très fort en littérature, J'ai gagné - s'il faut parier net - Quatre rubis à ma ceinture, Un bouton d'or à mon bonnet ! Cette ambition modeste des quatre rubis et du bouton d'or, n'est-elle point celle du vrai sage ? Aussi bien on nous racontait, l'autre jour, l'histoire du théâtre au Japon. Le théâtre en Chine n'est pas moins intéressant. Comme les mœurs de ce peuple étrange, il n'a point varié depuis des siècles, et les pièces qui ravissent d'aise les mandarins à bouton d'or ravissaient jadis leurs pères ainsi que les pères de leurs pères. Le spectacle a lieu généralement en des édifices mobiles qu'on monte et démonte avec rapidité, et le luxe d'ornementation, la richesse de la mise en scène, la variété des décors sont complètement inconnus dans le grand empire du Milieu. Le centre de la salle qui correspond à notre parterre. est gratuit. Y vient qui veut. Quand donc aurons-nous aussi des places gratuites à la disposition du public pauvre et lettré, dans les théâtres subventionnés ! Ô République démocratique ! La police de la porte est faite en Chine par des officiers de police armés de fouets ; et quand la foule houleuse et compacte empêche d'approcher les litières des belles Chinoises de qualité, il suffit à l'homme de faire siffler sa souple lanière pour qu'un passage s'ouvre aussitôt. Les pièces représentées ressemblent beaucoup à nos romans du Moyen Age. Des dames enfermées en des tours de porcelaine sont délivrées par des chevaliers qui se livrent d'effrayants combats ; et le mariage a lieu au milieu des tournois, des divertissements et des fêtes. Le Chinois en outre adore la pantomime, ce genre charmant trop délaissé chez nous et qui chez eux prend une importance considérable. Les pantomimes chinoises sont remplies d'allégories philosophiques. En voici une : L'Océan, à force de rouler ses flots sur les rivages, devint amoureux de la Terre, et, pour obtenir ses faveurs, lui offrit en don les richesses de son royaume. Alors les spectateurs ravis voient sortir du fond des mers des dauphins, des phoques, des marsouins, des crabes monstrueux, des huîtres, des perles, du corail vivant, des éponges, mille autres bêtes et mille autres choses qui suivent, en dansant un petit pas de caractère, une immense et superbe baleine. La Terre, de son côté, pour reconnaître cette politesse, offre ce qu'elle produit : des lions, des tigres, des éléphants, des aigles, des autruches, des arbres de toute espèce, et un ballet formidable commence, d'une gaieté folle et d'une fantaisie charmante. La baleine, enfin, s'avance vers le public en roulant des yeux : elle semble malade, bâille, ouvre la bouche... et lance sur le parterre un jet d'eau gros comme un fleuve, une trombe, une inondation. Et le publie trépigne, applaudit, crie : « Charmant, délicieux ! » ce qui, en chinois se dit : « Hao ! Koung-Hao ! » Les pièces historiques aussi sont très suivies. Les trois unités que prescrivit Boileau n'y sont pas souvent respectées, car l'action parfois embrasse un siècle entier ou même toute la durée d'une dynastie. L'auteur n'est point embarrassé pour conduire ses personnages d'un lieu dans un autre. En voici un, par exemple, qui doit entreprendre un grand voyage. Comme on ne changera pas le décor, il faut user d'un autre procédé. L'acteur, alors, monte à cheval sur un bâton, prend un petit fouet, l'agite, fait deux ou trois fois le tour de la scène et chante un couplet pour indiquer quelle route il a parcourue ; puis il s'arrête, remet son bâton dans un coin, son fouet dans un autre, et reprend son rôle. Les personnages parfois sont la Lune et le Soleil ; ils se racontent les événements de l'espace, les galanteries des étoiles, les amours vagabondes des comètes, et reçoivent de temps en temps la visite d'un prince de la terre qui vient regarder du ciel ce qui se passe en son empire ; tandis que le tonnerre, un clown armé d'une hache, saute, bondit, trépigne, se désarticule. « Le jeu des acteurs chinois, écrit un voyageur, égale s'il ne surpasse le jeu des acteurs européens. Aucun de ceux-ci ne s'applique avec plus d'anxiété à imiter la nature dans toutes ses variations et ses nuances les plus fines et les plus délicates. » N'est-ce point la définition absolue de ce qu'on appellerait aujourd'hui en France le « naturalisme » au théâtre ? Polichinelle existe en Chine depuis la plus haute Antiquité ; car rien n'est inconnu à cette singulière nation, demeurée stationnaire peut-être parce qu'elle a marché trop vite, et usé toute son énergie avant même que l'histoire commençât pour nous ? Deux grands poètes, Théophile Gautier et Louis Bouilhet, ont chanté la Chine en vers exquis. Quoi de plus charmant que cet aveu d'amour qui fait rêver et qui devrait rester dans toutes les mémoires : Celle que j'aime à présent est en Chine ; Elle demeure, avec ses vieux parents, Dans une tour de porcelaine fine, Au fleuve Jaune, où sont les cormorans. Elle a les yeux retroussés vers les tempes, Un petit pied à prendre dans la main, Le teint plus clair que le cuivre des lampes, Les ongles longs et rougis de carmin. Par son treillis elle passe la tête Que l'hirondelle, en volant, vient toucher ; Et chaque soir, aussi bien qu'un poète, Chante le saule et la fleur du pêcher. Et ce récit d'une tendresse entre une fleur et un oiseau, qui semble contenir toute la poésie éclose dans cette patrie de la couleur où les sentiments sont émaillés comme les potiches : La fleur Ing-Wha, petite et pourtant des plus belles, N'ouvre qu'à Ching-tu-fu son calice odorant ; Et l'oiseau Tung-whang-fung est tout juste assez grand Pour couvrir cette fleur en tendant ses deux ailes. Et l'oiseau dit sa peine à la fleur qui sourit ; Et la fleur est de pourpre et l'oiseau lui ressemble ; Et l'on ne sait pas trop, quand on les voit ensemble, Si c'est la fleur qui chante ou l'oiseau qui fleurit. Et la fleur et l'oiseau sont nés à la même heure, Et la même rosée avive, chaque jour, Les deux époux vermeils gonflés du même amour. Mais, quand la fleur est morte, il faut que l'oiseau meure ! N'est-ce pas, mesdames, que ces vers sont adorables, et que Lemerre devrait se hâter un peu plus de nous donner l'édition complète des œuvres de Louis Bouilhet ? N'est-il pas vrai aussi qu'un pays qui fait produire de pareils vers à de pareils poètes serait, pour cela seul, digne de tout intérêt ? Qu'on m'en montre autant sur le Japon. |
|
| 1885 |
Maupassant, Guy de. La Chine des poètes [ID D23049].Allez au pays de ChineEt sur ma table apportezLe papier de paille finePlein de reflets argentés.C'est ainsi que parle un poète qui adore la Chine :…
Maupassant, Guy de. La Chine des poètes [ID D23049].
Allez au pays de Chine Et sur ma table apportez Le papier de paille fine Plein de reflets argentés. C'est ainsi que parle un poète qui adore la Chine : Louis Bouilhet. Qu'est-ce au juste que la Chine, dont on parle tant en ce moment, la Chine de M. Ferry ? Personne ne le sait, et le président du Conseil pas plus que moi. Nous avons lu sur elle des livres singuliers, des récits bizarres. Nous nous sommes fatigué les yeux sur des cartes de géographie où sont écrits des milliers de noms invraisemblables, et puis nous avons rêvé. Alors dans un brouillard de songe qui ressemblait à une griserie d'opium, nous est apparu vaguement un immense pays, enfermé par une muraille sans fin, plein de tours de porcelaine, de poteries éclatantes et d'hommes étranges aux yeux longs, au teint jaune, portant au sommet de la tête une tresse de cheveux tombant jusqu'à terre. Il nous a semblé entendre des bruits de clochettes, des cris drôles ; nous nous sommes figuré cette humanité extravagante mangeant des nids sautés au beurre, et des grains de riz au moyen de baguettes de bois, comme feraient les clowns de cirque pour amuser le public. Nous avons entrevu des dragons d'or sur des soieries roses, toutes sortes de choses belles ou comiques, d'une fantaisie opulente et burlesque. Et nous avons cru avoir une idée de la Chine. Or, nous ne savons rien d'elle. - Car il faut avoir vu une terre pour la connaître, une terre surtout si différente de la nôtre. Nous avons lu les voyageurs. Ils ne nous ont rien enseigné de précis ; ils n'ont fait qu'égarer notre imagination en de confuses images. Qu'est-ce que la Chine pourtant ? Ouvrons les poètes et cherchons la Chine qu'ils ont inventée, eux, ces créateurs de régions idéales. Nous sommes là-bas. - Regardons. Le long du fleuve jaune, on ferait bien des lieues Avant de rencontrer un mandarin pareil. Il fume l'opium, au coucher du soleil, Sur sa porte en treillis, dans sa pipe à fleurs bleues. D'un tissu bigarré, son corps est revêtu ; Son soulier brodé d'or semble un croissant de lune. Dans sa barbe effilée il passe sa main brune Et sourit doucement sous son bonnet pointu. Les pêchers sont en fleur. Une brise légère Des pavillons à jour fait trembler les grelots ; La nue, à l'horizon, s'étale sur les flots, Large et couleur de feu, comme un manteau de guerre. Nous le connaissons maintenant Tou-Tsong, le lettré, aussi bien que si nous avions passé des heures à ses côtés, alors qu'il cause avec ses amis sous les lanternes peintes. Mais voici que l'hiver est venu, (hiver qui a emporté les fleurs des pêchers. Le même poète, Louis Bouilhet, va nous le montrer encore, le tranquille Chinois qu'il a deviné : Au fond du cabinet de soie, Dans le pavillon de l'étang, Pi-pi, po-po le feu flamboie, L'horloge dit : Ko-tang, Ko-tang. Au-dehors, la neige est fleurie. Et le long des sentiers étroits Le vent qui souffle avec furie Disperse au loin ses bouquets froids. Sous le givre qui les pénètre, Les noirs corbeaux, en manteau blanc, Frappent du bec à ma fenêtre, Qu'empourpre le foyer brûlant. Mais, au dos de ma tasse pleine, Je vois s'épanouir encor Dans leur jardin de porcelaine Des marguerites au cœur d'or. Parmi les fraîches impostures Des vermillons et des orpins, Sur le ciel verni des tentures Voltigent des papillons peints. Et mille souvenirs fidèles, Sortant du fond de leur passé, Comme de blanches hirondelles Rasent tout bas mon seuil glacé. La paix descend sur toute chose Sans amour, sans haine et sans Dieu. Mon esprit calme se repose Dans l'équilibre du Milieu. Et nous le voyons, maintenant, fermant ses petits yeux minces, les jambes croisées sous lui, les mains croisées sur son ventre, le sage et prudent mandarin qui a gagné, il nous le dit : Quatre rubis à sa ceinture, Un bouton d'or à son bonnet, et dont l'esprit que le sommeil soulève, suit sur le courant des âges. La feuille rose des pêchers. Il a dans sa maison deux épouses. Un parfum de thé flotte dans l'air, mêlé à d'autres senteurs plus vives d'aromates brûlés en de mignons vases de cuivre. Sa tête se penche, son œil se clôt... Cependant la nuit qui s'allonge Mystérieuse à l'horizon Dans le filet fleuri d'un songe Prend son âme comme un poisson. Il dort. Dans la grande plaine où poussent des fleurs singulières s'élève un monument luisant, pointu, bizarre. Il est haut comme une tour, percé de petites fenêtres. Une tête apparaît dans une des étroites ouvertures. Théophile Gautier nous la montre aussi bien que si nous l'avions aperçue nous-mêmes : Celle que j'aime à présent est en Chine. Elle demeure, avec ses vieux parents, Dans une tour de porcelaine fine, Au fleuve Jaune, où sont les cormorans. Elle a les yeux retroussés vers les tempes, Le pied petit à prendre dans la main, Le teint plus clair que le cuivre des lampes, Les ongles longs et rougis de carmin. Par son treillis elle passe la tête Que l'hirondelle, en volant vient toucher ; Et chaque soir, aussi bien qu'un poète, Chante le saule et la fleur du pêcher. A quoi rêve-t-elle, la petite Chinoise qui regarde au loin dans la campagne ? Louis Bouilhet va nous le dire : La fleur Ing-Wha, petite et pourtant des plus belles, N'ouvre qu'à Ching-tu-fu son calice odorant ; Et l'oiseau Tung-whang-fung est tout juste assez grand Pour couvrir cette fleur en tendant ses deux ailes. Et l'oiseau dit sa peine à la fleur qui sourit ; Et la fleur est de pourpre et l'oiseau lui ressemble ; Et l'on ne sait pas trop, quand on les voit ensemble, Si c'est la fleur qui chante ou l'oiseau qui fleurit. Et la fleur et l'oiseau sont nés à la même heure ; Et la même rosée avive chaque jour Les deux époux vermeils gonflés du même amour. Mais, quand la f leur est morte, il faut que l'oiseau meure ! Alors, sur ce rameau d'où son bonheur a fui, On voit pencher sa tête et se faner sa plume. Et plus d'un jeune cœur dont le désir s'allume Voudrait, aimé comme elle, expirer comme lui ! Dans la chambre de la tour, derrière le paravent de soie, on voit sur la table de laque une petite lune grosse comme une monnaie ronde qui jette ses reflets de nacre dans l'eau d'une rivière pleine de joncs. Et voici les grandes potiches reluisantes qui montrent sur leurs flancs La glu d'émail où le soleil s'est pris. Un dieu pareil aux menus dieux familiers des anciens veille sur la foule fragile des vases précieux. Il est en Chine un petit dieu bizarre, Dieu sans pagode et qu'on appelle Pu. J'ai pris son nom dans un livre assez rare, Qui le dit frais, souriant et trapu. Il a son peuple au long des poteries, Et règne en paix sur ces magots poupins Qui vont cueillant des pivoines fleuries Aux buissons bleus des paysages peints. Il vient à l'heure où commencent les sommes, Quand sous leurs toits les vivants sont couchés Pour réjouir tous les petits bonshommes Que le vernis tient au vase attachés. Mais quittons la campagne et entrons dans Pékin. Un bruit léger, argentin, passe dans l'air ; un cri régulier l'accompagne : Hao ! Hao ! c'est le barbier Qui secoue au vent sa sonnette ; Il porte au dos dans un panier Ses rasoirs et sa savonnette. Le nez camard, les yeux troussés, Un sarrau bleu, des souliers jaunes, Il trotte et fend les flots pressés Des vieux bonzes quêteurs d aumônes. Au bruit de son bassin de fer, Le barbier qui vient sur sa porte Sent courir, le long de sa chair, Une démangeaison plus forte. Toute la rue est en suspens, Et les mèches patriarcales Se dressent comme des serpents Qu'on agace avec des cymbales. C'est en plein air, sous le ciel pur, Que le barbier met sa boutique ; Les bons clients, au pied du mur, Prennent une pose extatique. Tous, d'un mouvement régulier, Vont clignant leurs petits yeux louches. Ils sont là comme un espalier Sous le soleil et sous les mouches. Cependant, glissant sur la peau, La lame où le jour étincelle Court, plus rapide qu'un oiseau Qui frôle l'onde avec son aile. Et quand le crâne sans cheveux Luit comme une boule d'ivoire, Le maître, sur son doigt nerveux, Tourne, au sommet, la houppe noire. Chacun s'arrête. Le barbier Sait mainte histoire inattendue. Ni mandarin, ni bachelier, N'a la langue aussi bien pendue. La foule trépigne à l'entour Et, par instants, se pâmant d'aise, Chaque auditeur, comme un tambour, Frappe, à deux mains, son ventre obèse. Voici plus loin un grand édifice mobile qu'on vient de monter et qu'on démontera dans quelques heures. C'est un théâtre. La pièce qu'on y va jouer est simple. Depuis des siècles elle ne varie guère. Les mandarins lettrés ne connaissent pas les querelles des nouvelles écoles. Ils prennent toujours plaisir à ce qui amusait leurs pères. Et le public ne demande point le luxe d'ornementation, la richesse de mise en scène, la variété de décors que recherche avec tant de soin M. Sardou, non sans raison. Le centre de la salle qui correspond à notre parterre est gratuit. Y vient qui veut. La police de la porte est faite par des officiers de police armés de fouets ; et quand la foule houleuse et compacte empêche d'approcher les litières des belles Chinoises de qualité, il suffit à l'homme de faire siffler sa souple lanière pour qu'un passage s'ouvre aussitôt. Les pièces représentées ressemblent beaucoup à nos romans du Moyen Age. Des dames enfermées en des tours de porcelaine sont délivrées par des chevaliers qui se livrent d'effrayants combats ; et le mariage a lieu au milieu des tournois, des divertissements et des fêtes. Le Chinois, en outre, adore la pantomime, ce genre charmant trop délaissé chez nous, et qui prend chez eux une importance considérable. Les pantomimes chinoises sont remplies d'allégories philosophiques. En voici une. L'Océan, à force de rouler ses flots sur le rivage, devint amoureux de la Terre et, pour obtenir ses faveurs, lui offrit en don les richesses de son royaume. Alors les spectateurs ravis voient sortir du fond des mers des dauphins, des phoques, des crabes monstrueux, des huîtres, des perles, du corail qui marche, des éponges, cent autres bêtes et cent autres choses qui suivent, en dansant un pas bien réglé, une immense et superbe baleine. La Terre, de son côté, pour répondre à cette galanterie, offre ce qu'elle produit : des lions, des tigres, des éléphants, des aigles, des chèvres, des poules, des arbres de toute espèce ; et un ballet formidable commence, d'une gaieté folle et d'une fantaisie extravagante. La baleine enfin s'avance vers le public en roulant des yeux, elle semble malade, bâille, ouvre la bouche... et lance sur le parterre un jet d'eau gros comme la source d'un fleuve, une trombe, une inondation. Et le public trépigne, applaudit, crie : « Charmant, délicieux ! », ce qui, en chinois, s'exprime par « Hao ! Koung-Hao ! », paraît-il. Les pièces historiques sont aussi très suivies. Les trois unités que prescrivit Boileau n'y sont pas souvent respectées, car l'action parfois embrasse un siècle entier, ou même toute la durée d'une dynastie. L'auteur n'est point embarrassé pour conduire ses personnages d'un lieu dans un autre. En voici, par exemple, qui doit entreprendre un long voyage. Comme on ne changera pas le décor, il faut user d'un autre procédé. L'acteur alors monte à cheval sur un bâton, prend un petit fouet, l'agite, fait deux ou trois fois le tour de la scène et chante un couplet pour indiquer quelle route il a parcourue. Puis il s'arrête, remet son bâton dans un coin, son fouet dans un autre, et reprend son rôle. Les personnages parfois sont la lune et le soleil. Ils se racontent les événements de l'espace, les galanteries des étoiles, les amours vagabondes des comètes. Ils reçoivent de temps en temps la visite d'un prince de la terre qui vient regarder du ciel ce qui se passe en son empire, tandis que le tonnerre, un clown armé d'une double hache, saute, bondit, trépigne, se désarticule. « Le jeu des acteurs chinois, écrit un voyageur, égale, s'il ne surpasse, le jeu des acteurs européens. Aucun de ceux-ci ne s'applique avec plus d'anxiété à imiter la nature dans toutes ses variations et ses nuances les plus fines et les plus délicates. » Polichinelle existe en Chine depuis la plus haute antiquité, car rien n'est inconnu à cette singulière nation, demeurée stationnaire peut-être parce qu'elle a marché trop vite, et usé toute son énergie avant même que l'histoire commence pour nous. |
|
| 1915 |
Chen, Duxiu. Xian dai Ouzhou wen yi shi tan [ID D22973].Er schreibt : "Le naturalisme fit-il réellement faillite ? S'il ne laissait rien de durable, encore aurait-il bien mérité de la littérature en…
Chen, Duxiu. Xian dai Ouzhou wen yi shi tan [ID D22973].
Er schreibt : "Le naturalisme fit-il réellement faillite ? S'il ne laissait rien de durable, encore aurait-il bien mérité de la littérature en la ramenant à l'observation, à l'étude sincère de la réalité ? Mais pour ne parler ici que du roman, nous lui devons Gustave Flaubert, Jules et Edmond de Goncourt, Alphonse Daudet, Emile Zola, Guy de Maupassant, Ferdinand Fabre ; et peut-être aucune autre époque de notre histoire littéraire ne fournirait dans un seul genre, plus de noms justement illustrés". Chen Duxiu erwähnt zum ersten Mal in China Gustave Flaubert : geboren in Rouen 1821, gest. 1880. |
|
| 1918 |
Maupassant, Guy de. Mian bao. Zhou Shoujuan yi. [ID D28069].Er schreibt : "Guy de Maupassant est l'un des grands romanciers français. Considéré comme le roi des contes en Europe avec plus de trois…
Maupassant, Guy de. Mian bao. Zhou Shoujuan yi. [ID D28069].
Er schreibt : "Guy de Maupassant est l'un des grands romanciers français. Considéré comme le roi des contes en Europe avec plus de trois cents oeuvres, il est un excellent peintre de la vie sociale. Il crée également des romans qui sont moins connus que ses nouvelles. J'ai acheté dix volumes des oeuvres de Maupassant aux Etats-Unis, dont plus de 190 nouvelles." |
|
| 1926 |
Film : Yi chuan zhen zhu = 一串珍珠 von Chang Cheng Film Company, nach der Übersetzung von Hou Yao, unter der Regie von Li Zeyuan nach Maupassant, Guy de. La parure. In : Le Gaulois ; 17 févr. (1884). =…
Film : Yi chuan zhen zhu = 一串珍珠 von Chang Cheng Film Company, nach der Übersetzung von Hou Yao, unter der Regie von Li Zeyuan nach Maupassant, Guy de. La parure. In : Le Gaulois ; 17 févr. (1884). = In : L'héritage. (Paris : E. Flammarion, 1888).
|
|
| 1932 |
Film : Yi ye hao hua = 一夜豪华 [One night of wealth] unter der Regie von Shao Zuiweng nach Maupassant, Guy de. La parure. In : Le Gaulois ; 17 févr. (1884). = In : L'héritage. (Paris : E. Flammarion,…
Film : Yi ye hao hua = 一夜豪华 [One night of wealth] unter der Regie von Shao Zuiweng nach Maupassant, Guy de. La parure. In : Le Gaulois ; 17 févr. (1884). = In : L'héritage. (Paris : E. Flammarion, 1888).
|
|
| 1936 |
Film : Gu cheng lie nü = 孤城烈女 [A heroic girl] nach einer Novelle von Guy de Maupassant, durch das Lian hua Studio, geschrieben von Zhu Silin, unter der Regie von Wang Cilong, mit Chen Yanyan und…
Film : Gu cheng lie nü = 孤城烈女 [A heroic girl] nach einer Novelle von Guy de Maupassant, durch das Lian hua Studio, geschrieben von Zhu Silin, unter der Regie von Wang Cilong, mit Chen Yanyan und Zheng Junli.
|
|
| 1951 |
Film : Hua gu niang = 花姑娘 [Flora] unter der Regie von Zhu Shilin nach Maupassant, Guy de. Boule de suif. In : Les soirées de Médan. (Paris : Charpentier, 1880). = (Paris : A. Magnier, 1897).…
Film : Hua gu niang = 花姑娘 [Flora] unter der Regie von Zhu Shilin nach Maupassant, Guy de. Boule de suif. In : Les soirées de Médan. (Paris : Charpentier, 1880). = (Paris : A. Magnier, 1897). (Collection des dix).
|
|
| 1958 |
Film : Ta de yi sheng = 她的一生 [The story of her life] unter der Regie von Li Chenfeng und dem Drehbuch von Li Chenfeng nach Maupassant, Guy de. Une vie. In : Gil Blas ; 27 févr. (1883). = (Paris : V.…
Film : Ta de yi sheng = 她的一生 [The story of her life] unter der Regie von Li Chenfeng und dem Drehbuch von Li Chenfeng nach Maupassant, Guy de. Une vie. In : Gil Blas ; 27 févr. (1883). = (Paris : V. Havard, 1883).
|
|
Bibliografie (107)
| Jahr | Bibliografische Daten | Typ / Abkürzung | Verknüpfte Daten |
|---|---|---|---|
| 1880 |
Maupassant, Guy de. Chine et Japon. In : Le Gaulois ; 3 déc. (1880). fr.wikisource.org. |
Publication / Maup5 | |
| 1885 |
Maupassant, Guy de. La Chine des poètes. In : Gil Blas ; 31 mars (1885). poesies.net. |
Publication / Maup6 | |
| 1909 |
[Maupassant, Guy de]. Yue ye. Lu Xun yi. In : Yu wai xiao shuo ji (1909). Übersetzung von Maupassant, Guy de. Clair de lune. (Paris : Monnier, 1884). [Geschrieben 1882]. 月夜 |
Publication / Maup83 |
|
| 1918 |
Maupassant, Guy de. Mian bao. Zhou Shoujuan yi. In : Xiao shuo yue bao ; vol. 9, no 9 (1918). Übersetzung von Maupassant, Guy de. A vagabond. In : Maupassant, Guy de. The complete short stories of…
Maupassant, Guy de. Mian bao. Zhou Shoujuan yi. In : Xiao shuo yue bao ; vol. 9, no 9 (1918). Übersetzung von Maupassant, Guy de. A vagabond. In : Maupassant, Guy de. The complete short stories of Guy de Maupassant. (New York, N.Y. : Walter J. Black, 1903). = Le vagabond. In : La nouvelle revue ; 1er janvier 1887. = In : Maupassant, Guy de. Le horla. (Paris : Ollendorff, 1887).
麵包 |
Publication / ZhouS1 |
|
| 1919 |
Duan pian xiao shuo. Dude zhu [et al.] ; Hu Shi yi. (Shanghai : Yadong tu shu guan, 1919). [Übersetzung von Kurzgeschichten von Alphonse Daudet, Guy de Maupassant, Anton Pavlovich Chekhov, Maxim…
Duan pian xiao shuo. Dude zhu [et al.] ; Hu Shi yi. (Shanghai : Yadong tu shu guan, 1919). [Übersetzung von Kurzgeschichten von Alphonse Daudet, Guy de Maupassant, Anton Pavlovich Chekhov, Maxim Gorky].
短篇小說 |
Publication / Dau7 |
|
| 1922 |
[Maupassant, Guy de]. Wo men de xin. Li Jieren yi. (Shanghai : Shao nian Zhongguo xue hui, 1922). Übersetzung von Maupassant, Guy de. Notre coeur. (Paris : P. Ollendorff, 1890). 我們的心 |
Publication / Maup3 |
|
| 1922 |
Zi luo lan ji. François Coppée, Gabriele D'Annunzio, Charles Dickens, Washington Irving, Guy de Maupassant ; Zhou Shoujuan yi. Vol. 1-2. (Shanghai : Da dong shu ju, 1922). [Anthologie von…
Zi luo lan ji. François Coppée, Gabriele D'Annunzio, Charles Dickens, Washington Irving, Guy de Maupassant ; Zhou Shoujuan yi. Vol. 1-2. (Shanghai : Da dong shu ju, 1922). [Anthologie von Novellen].
紫罗兰集 |
Publication / Dick12 |
|
| 1923-1926 |
[Maupassant, Guy de]. Mobosang duan pian xiao shuo ji. Li Qingya yi. (Shanghai : Shang wu yin shu guan, 1923-1926). (Wen xue yan jiu hui cong shu). [Übersetzung der Kurzgeschichten von…
[Maupassant, Guy de]. Mobosang duan pian xiao shuo ji. Li Qingya yi. (Shanghai : Shang wu yin shu guan, 1923-1926). (Wen xue yan jiu hui cong shu). [Übersetzung der Kurzgeschichten von Maupassant].
莫泊桑短篇小说集 |
Publication / Maup2 |
|
| 1924 |
[Maupassant, Guy de]. Mobosang xiao shuo ji. Lei Jinsheng, Xu Weinan yi. (Shanghai : Xin wen hua shu she, 1924). [Übersetzung ausgewählter Erzählungen von Maupassant]. 莫泊桑小說集 |
Publication / Maup34 |
|
| 1924 |
[Maupassant, Guy de]. Yi chan. Mobosang zhu ; Geng Jizhi yi. (Shanghai : Shang wu yin shu guan, 1924). (Wen xue yan jiu hui cong shu ; 1). Übersetzung von Maupassant, Guy de. L'héritage. (Paris : E.…
[Maupassant, Guy de]. Yi chan. Mobosang zhu ; Geng Jizhi yi. (Shanghai : Shang wu yin shu guan, 1924). (Wen xue yan jiu hui cong shu ; 1). Übersetzung von Maupassant, Guy de. L'héritage. (Paris : E. Flammarion, 1888).
遺產 |
Publication / Maup68 |
|
| 1926 |
[Maupassant, Guy de]. Mobosang de shi. Mobosang ; Zhang Xiuzhong. (Beijing : Hai yin shu ju, 1926). (Hai yin she wen yi cong shu ; 3). [Übersetzung der Gedichte von Maupassant]. 莫泊桑的诗 |
Publication / Maup23 |
|
| 1929 |
[Maupassant, Guy de]. Yiweidi ji. Mobosang zhu ; Li Qingya yi. (Shanghai : Bei xin shu ju, 1929). Übersetzung von Maupassant, Guy de. Yvette. In : Gil Blas ; 19 oct. 1882 = (Paris : Victor-Havard,…
[Maupassant, Guy de]. Yiweidi ji. Mobosang zhu ; Li Qingya yi. (Shanghai : Bei xin shu ju, 1929). Übersetzung von Maupassant, Guy de. Yvette. In : Gil Blas ; 19 oct. 1882 = (Paris : Victor-Havard, 1885).
苡威荻集 |
Publication / Maup72 |
|
| 1929 |
Zhe bian she ren sheng. Fan Zhongyun yi. (Shanghai : Xin yu zhou shu dian, 1929). [Enthält Novellen von Katherine Mansfield, Henri Barbusse, Elizabeth Sanxay Holding, Guy de Maupassant, Wladyslaw…
Zhe bian she ren sheng. Fan Zhongyun yi. (Shanghai : Xin yu zhou shu dian, 1929). [Enthält Novellen von Katherine Mansfield, Henri Barbusse, Elizabeth Sanxay Holding, Guy de Maupassant, Wladyslaw Stanislaw Reymont, Mikhail Saltykof-Shchedrin].
这便是人生 |
Publication / Mans115 |
|
| 1930 |
Lu guan. Zhao Jingshen yi. (Shanghai : Shen zhou guo guang she, 1930). [Anthologie von Novellen von M. Prishvin, Marietta Shaginian, G. Delleda, Guy de Maupassant, Henri Barbusse, Oscar Wilde, Lord…
Lu guan. Zhao Jingshen yi. (Shanghai : Shen zhou guo guang she, 1930). [Anthologie von Novellen von M. Prishvin, Marietta Shaginian, G. Delleda, Guy de Maupassant, Henri Barbusse, Oscar Wilde, Lord Dunsany, Henry Van Dyke, August Strindberg].
芦管 [Enthält] : San jia zhi bu ji. Xie Jinglin. Liang ge nan ren he yi ge nü ren. Dailidai. Xiao jiu tong. Mobosang. Bu kuai le di shen ti. Tangshannan. Kuang feng. Tangshangnan. Lan hua. Fandake. Tian ran di zhang ai. Shitelinbao. |
Publication / Luguan1 |
|
| 1931 |
[Maupassant, Guy de]. Qiang wei ji. Mobosang zhu ; Li Qingya yi. (Shanghai : Bei xin shu ju, 1931). Übersetzung von Maupassant, Guy de. Le rosier de Madame Husson. In : La nouvelle revue ; (1887) =…
[Maupassant, Guy de]. Qiang wei ji. Mobosang zhu ; Li Qingya yi. (Shanghai : Bei xin shu ju, 1931). Übersetzung von Maupassant, Guy de. Le rosier de Madame Husson. In : La nouvelle revue ; (1887) = (Paris : A. Quantin, 1888).
薔薇集 |
Publication / Maup81 |
|
| 1932 |
[Daudet, Alphonse ; Maupassant, Guy de ; Zola, Emile]. Fu lu ji qi ta (pu ji ben) = Faguo duan pian di kai xiao shuo. Dude, Mobosang, Zuola yuan zhu ; Li Qingya xuan yi. (Shanghai : Kai ming shu…
[Daudet, Alphonse ; Maupassant, Guy de ; Zola, Emile]. Fu lu ji qi ta (pu ji ben) = Faguo duan pian di kai xiao shuo. Dude, Mobosang, Zuola yuan zhu ; Li Qingya xuan yi. (Shanghai : Kai ming shu dian, 1932). [Übersetzung von Kurzgeschichten von Daudet, Maupassant, Zola].
俘 虜及其他 (普及本) |
Publication / Maup7 |
|
| 1935 |
[Maupassant, Guy de]. Gan lan yuan. Mobosang zhu ; Fan Zhongyun yi. (Shanghai : Li ming shu ju, 1935). Übersetzung von Maupassant, Guy de. Le champ d'oliviers. In : Le Figaro ; 14 - 23 févr. (1890).…
[Maupassant, Guy de]. Gan lan yuan. Mobosang zhu ; Fan Zhongyun yi. (Shanghai : Li ming shu ju, 1935). Übersetzung von Maupassant, Guy de. Le champ d'oliviers. In : Le Figaro ; 14 - 23 févr. (1890). = In : Maupassant, Guy de. L'inutile beauté. (Paris : Victor-Havard, 1890).
橄欖園 |
Publication / Maup82 |
|
| 1936 |
[Maupassant, Guy de]. Ren xin. Mobosang zhu ; Li Jieren yi. [Erw. Aufl.]. (Shanghai : Zhong hua shu ju fa xing, 1936). (Xian dai wen xue cong kan). Übersetzung von Maupassant, Guy de. Notre coeur.…
[Maupassant, Guy de]. Ren xin. Mobosang zhu ; Li Jieren yi. [Erw. Aufl.]. (Shanghai : Zhong hua shu ju fa xing, 1936). (Xian dai wen xue cong kan). Übersetzung von Maupassant, Guy de. Notre coeur. (Paris : P. Ollendorff, 1890).
人心 |
Publication / Maup4 |
|
| 1936 |
[Maupassant, Guy de]. Bi'er he Zhe'an. Li Liewen yi. (Shanghai : Shang wu yin shu guan, 1936). Übersetzung von Maupassant, Guy de. Pierre et Jean. In : La nouvelle revue ; juin-sept. (1887). = (Paris…
[Maupassant, Guy de]. Bi'er he Zhe'an. Li Liewen yi. (Shanghai : Shang wu yin shu guan, 1936). Übersetzung von Maupassant, Guy de. Pierre et Jean. In : La nouvelle revue ; juin-sept. (1887). = (Paris : Paul Ollendorff, 1888).
筆爾和哲安 |
Publication / Maup15 |
|
| 1938 |
Falanxi duan pian xiao shuo ji. Li Qingya xuan yi. (Shanghai : Shang wu yin shu guan, 1938). [Enthält Novellen von : Marguerite de Navarre, Voltaire, Théophile Gautier, Prosper Mérimée, Honoré de…
Falanxi duan pian xiao shuo ji. Li Qingya xuan yi. (Shanghai : Shang wu yin shu guan, 1938). [Enthält Novellen von : Marguerite de Navarre, Voltaire, Théophile Gautier, Prosper Mérimée, Honoré de Balzac, Emile Zola, Alphonse Daudet, Guy de Maupassant, François Coppée, Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Anatole France, Marcel Schwob, Andé Maurois, Paul Morand, Joseph Kessel, Pierre de Nolhac].
法兰西短篇小说集 |
Publication / Zola17 |
|
Sekundärliteratur (3)
| Jahr | Bibliografische Daten | Typ / Abkürzung | Verknüpfte Daten |
|---|---|---|---|
| 1923 |
Li, Huang. Mobosang de xiao shuo. In : Xin wen yi ping lun. (Shanghai : Min zhi shu ju, 1923). [Abhandlung über Guy de Maupassant]. 莫泊桑的小说 |
Publication / LiH5 |
|
| 1982 |
[Lerner, Michael G.]. Mobosang. Leina zuo zhe ; Liang Shiqiu zhu bian ; Du Jin yi zhe. (Taibei : Ming ren chu ban shi ye gu fen you xian gong si, 1982). (Ming ren wei ren zhuan ji quan ji ; 65).…
[Lerner, Michael G.]. Mobosang. Leina zuo zhe ; Liang Shiqiu zhu bian ; Du Jin yi zhe. (Taibei : Ming ren chu ban shi ye gu fen you xian gong si, 1982). (Ming ren wei ren zhuan ji quan ji ; 65). Übersetzung von Lerner, Michael G. Maupassant. (New York, N.Y. : G. Braziller, 1975).
莫泊桑 |
Publication / LiaS57 |
|
| 1999 |
[Troyat, Henri]. Feng liu zuo jia : Mobosang. Hengli Teluoya zhu ; Hu Yaobu yi. (Beijing : Shi jie zhi shi chu ban she, 1999). Übersetzung von Troyat, Henri. Maupassant. (Paris : Flammarion,…
[Troyat, Henri]. Feng liu zuo jia : Mobosang. Hengli Teluoya zhu ; Hu Yaobu yi. (Beijing : Shi jie zhi shi chu ban she, 1999). Übersetzung von Troyat, Henri. Maupassant. (Paris : Flammarion, 1989).
风流作家莫泊桑 |
Publication / TroH8 |
|