Jahr
1787
Text
Pastoret, Claude Emmanuel Joseph Pierre de. Zoroastre, Confucius et Mahomet [ID D20160].Pastoret schreibt : "Elle [la secte de Confucius] est la plus sage et la plus rĂ©pandue : tous les lettrĂ©s l'ont adoptĂ©e. Elle seule a des Ă©tudes rĂ©glĂ©es et certaines ; elle seule mĂšne aux dignitĂ©s de l'empire par les talents qu'elle perfectionne et les connaissances dont elle est la source.""Les oeuvres [de Confucius] sont comme celles de la nature : plus elles sont simples, plus elles sont sublimes et inexplicables.""Ce que nous avons dit de la Chine, de l'incertitude de son culte et de ses dogmes, annonce que... il sera peu question de Confucius [comme fondateur de religion]... Par une idĂ©e juste, mais poussĂ©e trop loin, il ne considĂ©ra la lĂ©gislation que comme und branche de la morale et dĂšs-lors il ne traça que des prĂ©ceptes gĂ©nĂ©raux insuffisants pour la conduite lĂ©gale des hommes.""Ce qui donne Ă Confucius la prĂ©pondĂ©rance morale c'est qu'il avait mieux approfondi le coeur humain, que ses prĂ©ceptes sont pour tous les Ăąges et pour toutes les nations, que loin de se borner comme les autres Ă quelques points principaux, il n'en est aucun qu'il n'ait Ă©puisĂ©... la fĂ©licitĂ© du prince est attachĂ©e au bonheur de ses sujets parce qu'elle doit l'ĂȘtre Ă leur estime.""[Confucius rĂ©duit ses principes] Ă un petit nombre de devoirs dont il dĂ©montre que l'observation est Ă©galement facile et nĂ©cessaire."Basil Guy : The first section dealing with Confucius, treats of his life and works. The portrait traced by the author is wanting none of the details to which we are accustomed. A discussion of Chinese atheism then follows, as arguments in favour of acknowledging the Confucians' basic lack of belief are countered with those against such an interpretation, the whole neatly capped by an explanation of Confucian toleration. The most striking detail is that, although Confucius rarely pontificated, when he did, it was only where feasts and sacrifices were concerned and not regarding religiousâŠ
Pastoret, Claude Emmanuel Joseph Pierre de. Zoroastre, Confucius et Mahomet [ID D20160].
Pastoret schreibt : "Elle [la secte de Confucius] est la plus sage et la plus répandue : tous les lettrés l'ont adoptée. Elle seule a des études réglées et certaines ; elle seule mÚne aux dignités de l'empire par les talents qu'elle perfectionne et les connaissances dont elle est la source."
"Les oeuvres [de Confucius] sont comme celles de la nature : plus elles sont simples, plus elles sont sublimes et inexplicables."
"Ce que nous avons dit de la Chine, de l'incertitude de son culte et de ses dogmes, annonce que... il sera peu question de Confucius [comme fondateur de religion]... Par une idée juste, mais poussée trop loin, il ne considéra la législation que comme und branche de la morale et dÚs-lors il ne traça que des préceptes généraux insuffisants pour la conduite légale des hommes."
"Ce qui donne Ă Confucius la prĂ©pondĂ©rance morale c'est qu'il avait mieux approfondi le coeur humain, que ses prĂ©ceptes sont pour tous les Ăąges et pour toutes les nations, que loin de se borner comme les autres Ă quelques points principaux, il n'en est aucun qu'il n'ait Ă©puisĂ©... la fĂ©licitĂ© du prince est attachĂ©e au bonheur de ses sujets parce qu'elle doit l'ĂȘtre Ă leur estime."
"[Confucius réduit ses principes] à un petit nombre de devoirs dont il démontre que l'observation est également facile et nécessaire."
Basil Guy : The first section dealing with Confucius, treats of his life and works. The portrait traced by the author is wanting none of the details to which we are accustomed. A discussion of Chinese atheism then follows, as arguments in favour of acknowledging the Confucians' basic lack of belief are countered with those against such an interpretation, the whole neatly capped by an explanation of Confucian toleration. The most striking detail is that, although Confucius rarely pontificated, when he did, it was only where feasts and sacrifices were concerned and not regarding religious blief or faith itself. Thus, his morality could truly be appreciated as that knowledge which made China famous and which is of primary import. The attitude of Pastoret will be repeated and enlarged, when after reiterating the wisdom and profundity of Confcius' teachings, as well as his complete lack of charlatanry. Because of the change in emphasis, the critical spirit has refused to abdicate when faced with both the European and the Chinese tradition by praising or condemning one or the other exlusively. As the crowning example of what could have been done with the Chinese motif in an attempt to rescue it from complete annihilation at the hands of second-rate creators or worse, Pastoret's work is of capital importance. Not once are we led to doubt the serious intent of this study, where it would be impossible to interpret the conclusion. In addition to the moderation of the author's approach and tone, we must note at the very end a bibliography of the printed sources Pastoret consulted to compose this memoir. Not merely by its length, but by the variety and quality of references included in this list, we realize that we are at the dawn of truly modern scholarship.
Pastoret schreibt : "Elle [la secte de Confucius] est la plus sage et la plus répandue : tous les lettrés l'ont adoptée. Elle seule a des études réglées et certaines ; elle seule mÚne aux dignités de l'empire par les talents qu'elle perfectionne et les connaissances dont elle est la source."
"Les oeuvres [de Confucius] sont comme celles de la nature : plus elles sont simples, plus elles sont sublimes et inexplicables."
"Ce que nous avons dit de la Chine, de l'incertitude de son culte et de ses dogmes, annonce que... il sera peu question de Confucius [comme fondateur de religion]... Par une idée juste, mais poussée trop loin, il ne considéra la législation que comme und branche de la morale et dÚs-lors il ne traça que des préceptes généraux insuffisants pour la conduite légale des hommes."
"Ce qui donne Ă Confucius la prĂ©pondĂ©rance morale c'est qu'il avait mieux approfondi le coeur humain, que ses prĂ©ceptes sont pour tous les Ăąges et pour toutes les nations, que loin de se borner comme les autres Ă quelques points principaux, il n'en est aucun qu'il n'ait Ă©puisĂ©... la fĂ©licitĂ© du prince est attachĂ©e au bonheur de ses sujets parce qu'elle doit l'ĂȘtre Ă leur estime."
"[Confucius réduit ses principes] à un petit nombre de devoirs dont il démontre que l'observation est également facile et nécessaire."
Basil Guy : The first section dealing with Confucius, treats of his life and works. The portrait traced by the author is wanting none of the details to which we are accustomed. A discussion of Chinese atheism then follows, as arguments in favour of acknowledging the Confucians' basic lack of belief are countered with those against such an interpretation, the whole neatly capped by an explanation of Confucian toleration. The most striking detail is that, although Confucius rarely pontificated, when he did, it was only where feasts and sacrifices were concerned and not regarding religious blief or faith itself. Thus, his morality could truly be appreciated as that knowledge which made China famous and which is of primary import. The attitude of Pastoret will be repeated and enlarged, when after reiterating the wisdom and profundity of Confcius' teachings, as well as his complete lack of charlatanry. Because of the change in emphasis, the critical spirit has refused to abdicate when faced with both the European and the Chinese tradition by praising or condemning one or the other exlusively. As the crowning example of what could have been done with the Chinese motif in an attempt to rescue it from complete annihilation at the hands of second-rate creators or worse, Pastoret's work is of capital importance. Not once are we led to doubt the serious intent of this study, where it would be impossible to interpret the conclusion. In addition to the moderation of the author's approach and tone, we must note at the very end a bibliography of the printed sources Pastoret consulted to compose this memoir. Not merely by its length, but by the variety and quality of references included in this list, we realize that we are at the dawn of truly modern scholarship.
ErwÀhnte Personen (1)
Themengebiete (2)
- Philosophie âș China âș Konfuzianismus und Neokonfuzianismus
- Philosophie âș Europa âș Frankreich
Dokumente (1)
| Jahr | Bibliografische Daten | Typ / AbkĂŒrzung | VerknĂŒpfte Daten |
|---|---|---|---|
| 1963 | Guy, Basil. The French image of China before and after Voltaire. (GenÚve : Institut et Musée Voltaire Les Délices, 1963). (Studies on Voltaire and the eighteenth century ; vol. 21). S. S. 378-380 | Publication / Guy |
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