Jahr
1829
Text
Abel-Rémusat, Jean-Pierre. Nouveaux Mölanges asiatiques [ID D1984].
Abel-RĂ©musat schreibt : "Libre de despotisme militaire que le musulmanisme a Ă©tabli dans le reste de l'Asie, ignorant l'odieuse division des castes qui forme la base de la civilisation indienne, la Chine offre Ă l'extrĂ©mitĂ© de l'ancien continent un spectacle propre Ă consoler des scĂšnes de violence et dĂ©gradation qui frappent les yeux partout ailleurs. La piĂ©tĂ© filiale est surtout en honneur ; le respect pour les parents est comme transformĂ© en culte, et se prolonge par l'effet de diverses cĂ©rĂ©monies, bien au-delĂ du terme de leur vie. La vĂ©nĂ©ration mĂȘme et l'obĂ©issance qu'on doit au souverain et aux magistrats, sont adoucies par une sorte de sentiment filial qui les inspire et anoblit. Le mariage n'est pas un vain nom comme chez les peuples musulmans, quoique la polygamie soit permise, ou du moins tolĂ©rĂ©e. Une seule femme a le rang et les droits d'Ă©pouse, les autres femmes sont rĂ©putĂ©es Ă son service et n'ont aucune part Ă l'administration domestique. Il n'y a aucune caste privilĂ©giĂ©e : tous les Chinois peuvent aspirer Ă tous les emplois auxquels on arrive par la voie des examens. La connaissance approfondie des livres classiques et des principes du droit public et des traditions des anciens, puisĂ©e dans les Ă©crits des philosophes et constatĂ©e par les examens, est le seul titre reconnu, d'aprĂšs lequel doivent ĂȘtre rĂ©glĂ©s les droits des candidats et leur admission aux emplois."
Abel-RĂ©musat schreibt : "Libre de despotisme militaire que le musulmanisme a Ă©tabli dans le reste de l'Asie, ignorant l'odieuse division des castes qui forme la base de la civilisation indienne, la Chine offre Ă l'extrĂ©mitĂ© de l'ancien continent un spectacle propre Ă consoler des scĂšnes de violence et dĂ©gradation qui frappent les yeux partout ailleurs. La piĂ©tĂ© filiale est surtout en honneur ; le respect pour les parents est comme transformĂ© en culte, et se prolonge par l'effet de diverses cĂ©rĂ©monies, bien au-delĂ du terme de leur vie. La vĂ©nĂ©ration mĂȘme et l'obĂ©issance qu'on doit au souverain et aux magistrats, sont adoucies par une sorte de sentiment filial qui les inspire et anoblit. Le mariage n'est pas un vain nom comme chez les peuples musulmans, quoique la polygamie soit permise, ou du moins tolĂ©rĂ©e. Une seule femme a le rang et les droits d'Ă©pouse, les autres femmes sont rĂ©putĂ©es Ă son service et n'ont aucune part Ă l'administration domestique. Il n'y a aucune caste privilĂ©giĂ©e : tous les Chinois peuvent aspirer Ă tous les emplois auxquels on arrive par la voie des examens. La connaissance approfondie des livres classiques et des principes du droit public et des traditions des anciens, puisĂ©e dans les Ă©crits des philosophes et constatĂ©e par les examens, est le seul titre reconnu, d'aprĂšs lequel doivent ĂȘtre rĂ©glĂ©s les droits des candidats et leur admission aux emplois."
ErwÀhnte Personen (1)
Themengebiete (1)
- Sinologie und Asienkunde âș Europa âș Frankreich
Dokumente (1)
| Jahr | Bibliografische Daten | Typ / AbkĂŒrzung | VerknĂŒpfte Daten |
|---|---|---|---|
| 1998 | Haac, Oscar A. Auguste Comte et l'Orient. In : La revue internationale de philosophie ; no 1 (1998). | Publication / Haac1 |
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